Vestiaire du stade d’athlétisme, Aurillac (15)

Crédit photos : Benoit Alazard

Lieu : Aire événementielle de la Ponétie, 15000 Aurillac
Maître d’ouvrage : Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac
Maître d’oeuvre :
Atelier du Rouget Simon Teyssou & associés,
IGETEC (bet TCE)
Responsable de projet : Mathieu Bennet
Surface SDP : 245m²
Calendrier : livré en 2017
Coût des travaux : 532 000€ HT

Notice Architecturale

L’équipement sportif du stade d’athlétisme de la communauté d’agglomération du bassin aurillacois comprend des vestiaires, un rangement pour le matériel sportif, des bureaux et un auvent abritant le public et un espace d’échauffement pour les coureurs. L’édifice est implanté le long de la piste. Il est conçu comme une halle sous laquelle se glisse un volume linéaire comprenant le programme hors d’air. La halle est composée de portiques resserrés en lamellé-collé avec un entraxe à 1m25 qui produisent un rythme régulier le long de la piste et un effet cinétique. Une variation du dessin des portiques permet la réalisation d’une toiture en porte à faux pour abriter les gradins amovibles et la mise en place de grands volets brise-vent en bois montés sur pivots occultant l’espace d’échauffement. Pour des questions de pérennité et d’entretien des matériaux de façades, l’enveloppe de l’édifice exposée aux intempéries est revêtue de zinc naturel tandis que les murs abrités par la toiture sont en panneaux trois plis mélèze.

 

Approche environnementale

Comme pour plusieurs autres projets conduits par l’Atelier du Rouget dans le Cantal, le choix du matériau principal de construction de l’édifice témoigne, à travers l’exploitation de ses matières premières, de l’évolution et de la transformation du paysage du Massif central. Consécutive à l’exode rural, la plantation de résineux a généré une profonde mutation du territoire. En utilisant le bois provenant de gisements locaux le projet assume que l’édifice soit essentiellement construit avec des bois de plantation dont les forêts ont considérablement modifié l’agriculture, l’identité des paysages et la biodiversité du territoire. Il s’agit de considérer ces plantations comme une opportunité pour construire autrement et contribuer modestement au développement de la filière bois locale. Les structures en bois recherchent un faible impact environnemental et une rapidité de mise en œuvre. L’usage du bois a permis la préfabrication des murs à ossature bois une réduction des risques et une plus grande propreté du chantier. Le bois est aussi valorisé pour ses capacités de stockage du carbone et son bilan écologique positif.

 

Descriptif technique

Les portiques en lamellé collé sont en douglas. Les murs à ossature bois sont en pin originaire du massif central de section 45 x 180 mm. L’isolation primaire de 180 mm s’insère entre les montants des murs. Une contre-isolation de 90 mm est rajoutée à l’intérieur. Un pare-vapeur indépendant est interposé entre les deux isolants. Il s’agit ici de soigner la performance de l’enveloppe. Toutes les menuiseries extérieures sont en pin sylvestre lamellé collé. Le bardage des murs et les volets sont réalisés en panneaux trois plis mélèze. Les eaux de pluies sont stockées dans une noue à l’arrière de l’édifice plutôt que collectées par des tuyaux.

Crédit documents graphiques : Atelier du Rouget